Détournement de fonds, ingérence politique… Les reproches faits à Yahya et à Motsepe

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Le site footafrique.com fait des révélations sur les réserves formulées par la commission de gouvernance de la CAF à l’encontre des candidats à la présidence Yahya et Motsepe.

Le 7 janvier dernier, la commission de gouvernance de la Confédération africaine de football lâchait une bombe. Après examen des dossiers des différents candidats à la présidence de l’instance, ladite commission demandait une nouvelle audition à deux des prétendants, le Mauritanien Ahmed Yahya et le Sud-Africain Patrice Motsepe. « Leurs candidatures ont été jugées recevables. Cependant, la commission a estimé que des vérifications complémentaires sont nécessaires avant une décision finale. A cet effet, une audition de ces candidats sera organisée au Caire le 28 janvier 2021 », explique alors la commission de gouvernance de la CAF. Depuis, les dossiers ont été renvoyés devant la FIFA et cette date de revoyure n’est plus mentionnée. Une question restait dès lors entière : que reprochait la commission de gouvernance aux candidats Yahya et Motsepe ? Le site Footafrique.com fait aujourd’hui des révélations explosives à ce sujet.

Yahya a-t-il croqué sur des transferts ?

Le président de la Fédération mauritanienne (FFRIM), Ahmed Yahya, était déjà apparu sur la liste des dirigeants à avoir pris part au pèlerinage à la Mecque qui fut reproché à Ahmad. Cette entorse à l’éthique ne fait pourtant pas partie des griefs formulés à l’encontre du candidat mauritanien. La commission de gouvernance lui reproche un « détournement d’argent portant sur une somme de 75000 euros » et la « prise en otage d’un club de football », indique Footafrique.com. Dans le viseur un contrat signé il y a cinq ans entre l’ASAC Concorde et le club espagnol de Levante pour les transferts de deux joueurs, contre la somme de 75.000 euros. Problème : le club vendeur n’en a jamais vu la couleur. Présenté comme le seul et unique intermédiaire dans cette transaction, le président de la FFRIM est accusé d’avoir détourné les sommes en question.

Motsepe, trop proche de l’ANC ?

Quant à Patrice Motsepe, le richissime homme d’affaires et président des Mamelodi Sundowns est présenté par la commission de gouvernance de la CAF comme une « personne politiquement exposée en raison de ses liens familiaux étroits avec le parti au pouvoir en Afrique du Sud, le Congrès national africain (ANC). » « Des rapports selon lesquels Motsepe est un contributeur financier majeur à l’ANC ont également été identifiés », ajoute la commission. Sont pêle-mêle évoqués un scandale d’ingérence politique et de blanchiment d’argent en 2019-2020 au Botswana, ses lien avec la société Assmang Limited, pointée du doigt pour les conditions de travail des mineurs qu’elle emploie, mais aussi des invitations envoyées aux présidents des Fédération africaines pour fêter le demi-siècle des Sundowns. « Les invitations adressées aux présidents de Fédérations pour le cinquantième anniversaire de son club ont été expédiées de son secrétariat personnel et payées naturellement avec son argent propre », a répondu l’équipe de campagne du candidat sud-africain à nos confrères. Reste que les sujets de discussion ne manqueront pas avant la décision du comité de gouvernance à Zurich. Chaud devant…

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