Athlé - Dopage - Quatre personnes, dont Susan Kipsang-Jeptooo, mises en examen dans une affaire de dopage

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Susan Kipsang-Jeptooo, qui a représenté la France aux Jeux Olympiques de Tokyo l'été dernier, figure parmi les quatre personnes mises en examen dans une affaire de dopage et de faux papiers instruite à Roanne.

Une information judiciaire ouverte au printemps 2019 pour des suspicions de dopage avait conduit à la mise en examen d'un athlète kenyan de demi-fond et marathonien, aujourd'hui âgé de 28 ans, à la suite d'une perquisition menée à son domicile de Roanne, où il s'entraînait alors.

Trois nouvelles mises en examen pour obtention et détention illicite de substances classées comme psychotropes et obtention et détention de faux documents administratifs (identités, ordonnances, certificats médicaux) « sont intervenues le mois dernier », a déclaré Abdelkrim Grini, le procureur de la République de Roanne, confirmant une information du média en ligne SPE15, spécialiste du dopage dans l'athlétisme.

« C'est grave mais je ne suis pas concerné par leurs magouilles »

Harzouz Saadi, ex-entraîneur de la marathonienne

Ces trois personnes, mises en examen le 14 octobre, sont Susan Kipsang-Jeptooo, son mari et son entraîneur. Seule représentante française dans le marathon des JO de Tokyo, où elle s'était classée 38e, Susan Kipsang-Jeptooo, 34 ans, d'origine kenyane et naturalisée française depuis deux ans, évolue depuis huit ans au sein d'un club de Haute-Savoie, l'Athlé Saint-Julien 74 (ASJ74).

« J'ai été auditionné pour savoir quel rôle j'avais dans cette affaire mais cela s'arrête là en gardant à l'esprit que nous ne sommes pas 24h sur 24h avec les athlètes », s'était défendu le 16 novembre dans le Dauphiné Libéré, Harzouz Saadi, présenté comme l'ex-entraîneur de la marathonienne.

Le marathonien kényan positif à la testostérone et à la nandrolone

« C'est grave mais je ne suis pas concerné par leurs magouilles. S'il faut prendre un avocat, je le ferai. Au cours des échanges avec la gendarmerie, j'ai été surpris par beaucoup de choses mais j'ai rappelé que je souhaitais arrêter ma collaboration avec elle car certaines choses n'étaient pas claires », avait-il ajouté.

Le marathonien kényan mis en cause dès 2019, qui concourait sous le nom de Nicolas Cheruiyot-Chumba, mais aussi de Kennedy Lagat-Kipyego, avait été contrôlé positif à la testostérone, puis à la nandrolone, précise SPE15.

publié le 26 novembre 2021 à 18h37

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