Dopage : Kipsang-Jeptooo, représentante française à Tokyo sur le marathon, mise en examen

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AFP

Publié 26/11/2021 à 17:28 GMT

Deux marathoniens, dont Susan Kipsang-Jeptooo qui a représenté la France aux Jeux olympiques de Tokyo l'été dernier, figurent parmi les quatre personnes mises en examen dans une affaire de dopage et de faux papiers instruite à Roanne (Loire), a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

L'information judiciaire ouverte au printemps 2019 pour des suspicions de dopage avait conduit à la mise en examen d'un athlète kenyan de demi-fond et marathonien, aujourd'hui âgé de 28 ans, à la suite d'une perquisition menée à son domicile de Roanne, où il s'entraînait alors.

Trois nouvelles mises en examen pour obtention et détention illicite de substances classées comme psychotropes et obtention et détention de faux documents administratifs (identités, ordonnances, certificats médicaux) "sont intervenues le mois dernier", a déclaré à l'AFP Abdelkrim Grini, le procureur de la République de Roanne, confirmant une information du média en ligne SPE15, spécialiste du dopage dans l'athlétisme. Ces trois personnes, mises en examen le 14 octobre, sont Susan Kipsang-Jeptooo, son mari et son entraîneur.

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Seule représentante française dans le marathon des JO de Tokyo, où elle s'était classée 38ème, Susan Kipsang-Jeptooo, 34 ans, d'origine kenyane et naturalisée française depuis deux ans, évolue depuis huit ans au sein d'un club de Haute-Savoie, l'Athlé Saint-Julien 74 (ASJ74).

"J'ai été auditionné pour savoir quel rôle j'avais dans cette affaire mais cela s'arrête là en gardant à l'esprit que nous ne sommes pas 24h sur 24h avec les athlètes", s'était defendu le 16 novembre dans le Dauphiné Libéré, Harzouz Saadi, présenté comme l'ex-entraîneur de la marathonienne.

"C'est grave mais je ne suis pas concerné par leurs magouilles. S'il faut prendre un avocat, je le ferai. Au cours des échanges avec la gendarmerie, j'ai été surpris par beaucoup de choses mais j'ai rappelé que je souhaitais arrêter ma collaboration avec elle car certaines choses n'étaient pas claires", avait-il ajouté.

Le marathonien kényan mis en cause dès 2019, qui coucourait sous le nom de Nicolas Cheruiyot-Chumba, mais aussi de Kennedy Lagat-Kipyego, avait été contrôlé positif à la testostérone, puis à la nandrolone, précise SPE15. "L'enquête confiée à l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp) se poursuit", a ajouté le parquet de Roanne.

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