Valter, un inconnu qui voit la vie en rose : “J’avais l’objectif d’aller chercher ce maillot"

Il y a 1 mois 25

Il y a encore quelques jours, Attila Valter parlait de la “plus grande réalisation de [sa] carrière”, en enfilant le maillot blanc de meilleur jeune à l’arrivée de la 4e étape de ce 104e Giro. A seulement 22 ans, le Hongrois de la Groupama-FDJ reviendrait certainement sur ces paroles pour les prononcer à l'issue du 6e acte du Tour d’Italie. Car grâce à sa 12e place lors de l’étape entre Grotte di Frasassi et San Giacomo, Valter ne s’est pas contenté de revêtir une nouvelle fois la tunique blanche à l’arrivée. Il y a ajouté la rose.

Au contact des meilleurs grimpeurs de la planète dans des conditions très difficiles, entre pluie et grêle, le coureur de la formation tricolore est parvenu à accrocher les leaders, jusqu’aux derniers hectomètres, pour ravir la première place du classement général, devant le prodige belge bien plus médiatique Remco Evenepoel (2e, +11”), d’un an son cadet.

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"J’avais l’objectif d’aller chercher ce maillot rose"

Déjà avant le départ de cette 6e étape sur les routes transalpines, Attila Valter ne s’était pas interdit de plaisanter avec les journalistes sur un possible maillot rose décroché le soir-même. “C’est sympa de faire des blagues le matin, mais encore faut-il les réaliser dans la journée, ça c’est autre chose”, a souligné avec humour le coureur de la Groupama-FDJ à la fin de sa course.

Mais le Hongrois a démontré un sérieux et une expérience impressionnante pour réaliser ce petit exploit. “J’avais l’objectif d’aller chercher ce maillot rose. J’ai de bonnes jambes depuis le début de ce Giro. J’ai essayé de rester avec les meilleurs grimpeurs. J’étais vraiment très motivé pour le faire”, a-t-il ajouté au micro d’Eurosport. Son directeur sportif s’est également montré admiratif, tout en restant lucide sur la prestation de son poulain : “Le maillot rose c’est génial, mais il faut qu’on reste humble et à notre place.”

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Désormais, ce n’est que du bonus pour toute l’équipe : “J’ai dit à Attila : ‘Pas de limites, pas de frein et puis on va essayer de le garder le plus longtemps possible. Regarde les trois derrière toi au classement du maillot blanc, ils jouent la gagne du Giro.’ Tout ce qu’il va faire ces jours-ci, c’est de l’expérience qu’il va engranger”, a conclu Philippe Mauduit.

Repéré par Groupama-FDJ la saison dernière

Arrivé sur le circuit World Tour en novembre 2019, Attila Valter appartient à la même génération que Remco Evenepoel, faisant suite à celle des Mathieu van der Poel et autre Wout Van Aert. Mais dans l’ombre, le natif de Csömör prend doucement ses marques. Sous les couleurs de CCC Development Team, il s’était déjà fait remarquer l’année dernière, en remportant une étape de son tour national, ainsi que le classement général.

Après une apparition sur la course en ligne des Mondiaux 2020, en tant que seul représentant de sa nation, Attila Valter donne ses premiers coups de pédales sur un grand Tour quelques semaines plus tard, à l’occasion du Giro 2020, lors duquel il termine 27e au général. Des performances qui attirent rapidement le regard des membres du staff de la Groupama-FDJ, qui lui proposent de s’engager dans leur équipe pour la saison 2021, après avoir déjà fait une offre l’année précédente, a confié Julien Pinot, entraîneur de la Groupama-FDJ, à Eurosport.

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Les études avant le cyclisme

Après des débuts timides lors du Tour des Emirats Arabes Unis, il s’illustre sur le Tour de Catalogne, où il décroche même un podium (3e) lors la dernière étape à Barcelone. Le Tour des Alpes, où il termine 5e du classement du meilleur jeune, lui sert de rampe de lancement avant cette édition du Tour d’Italie.

Mais si ses premiers résultats sont plus qu’encourageants et révélateurs de son talent sur la selle, le coureur hongrois a assuré à France Inter qu’il comptait bien terminer ses études, et boucler son Master sur les objets connectés utilisés dans le cyclisme, avant de se donner à corps perdu sur les routes goudronnées. Un double parcours ambitieux qui pourrait, à terme, lui donner une notoriété nationale à hauteur de son homonyme souverain des Huns.

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